Que nous coûterait un “non”?
En cas de “non” lors de la votation du 23 octobre, le projet sera soit abandonné purement et simplement, soit repoussé.
Dans les deux cas, les quatre Communes devront se demander comment répondre à la problématique du manque de salles (pavillons, transformations, constructions, etc.). Le comité de direction de notre association ne peut bien évidemment pas se prononcer sur le sujet, faute de compétence. Le but de notre association est de construire et de gérer un complexe scolaire pour un endettement de moins de 5 millions de francs. La création d’un complexe scolaire est apparue comme une nécessité lors de l’adoption des statuts par nos assemblées communales. Ceci étant, un abandon pur et simple du projet reviendrait à lancer à nouveau dans quelques années un nouveau projet de complexe scolaire et à surfaces égales, le coût serait à peu près identique. Tout ceci nous a mené à l’hypothèse que si nos Communes refusent le crédit le 23 octobre, la construction d’un complexe scolaire ne sera que repoussée.
Mais alors, que nous coûterait cette procrastination? Nous avons voulu en avoir le coeur net et l’avons évalué. Pour cela, nous avons tenu compte tout d’abord de la mise en place de deux classes provisoires dans des modules pavillonnaires. Ces pavillons peuvent faire l’objet de subvention de la part du canton de Fribourg, remboursable partiellement si ces pavillons sont utilisés moins de 10 ans. Contact a été pris avec une société spécialisée dans la vente de pavillons pour en évaluer le prix. Mais les pavillons ne sont pas le seul surcoût du report du projet de construction: il faut également tenir compte du renchérissement (qui doit être rapporté à la valeur d’aujourd’hui). En effet, comme nous le savons tous, les prix n’ont pas tendance à baisser sur le long terme, mais bien au contraire à augmenter, ce qui induit qu’un projet identique aurait un prix plus élevé dans quelques années qu’aujourd’hui. Nous avons donc évalué ce deuxième élément.
Au final, nous obtenons le prix du “surcoût” résultant du report du projet. En réalisant un projet identique dans 3 à 10 ans, nous aurions un coût supplémentaire de 250 à 370 francs par an et par habitant; il ne s’agit là que de l’augmentation des coûts et pas du tout de la construction de l’école elle-même qui est évaluée à environ 328 francs par an et par habitant. En repoussant le projet, nous en venons donc à presque doubler la charge financière par habitant.
Voter “non” le 23 octobre, c’est dire choisir l’éventualité d’une très forte augmentation de charges communales à long terme, même si les coûts seraient vraisemblablement plus bas durant les années d’école pavillonnaire.